Annesophie (6)

Depuis la parution du livre, les parents d'Anne-Sophie Deval, responsables de l'Association qui porte son nom, m'ont invité à assister à la cérémonie de remise du trophée du Jeune talent 2015, le samedi 6 décembre à Paris. Un grand honneur, mais aussi une immense émotion pour moi.

Dans un mois sortira le prochain opus des aventures de Paul et Sarah, La Madone du Faouët. L'enquête débute par la découverte du corps d'une inconnue dans l'Odet après un séjour de plusieurs semaines. Un point de départ qui a réclamé une relation de travail suivie avec un gendarme spécialisé dans l'identification subaquatique et de nombreux échanges avec les pompiers de Quimper. Pour la suite, je peux juste vous dire que l'enquête mènera nos héros vers Le Faouët, Langonnet et Gourin, dans le Morbihan. Paul fera même un émouvant aller-retour jusqu'à Strasbourg. 

J'aimerais pourtant vous parler de l'un des personnages féminins, Pauline, une jeune fille aux superbes yeux bleu clair. Quand j'ai écrit le synopsis, voilà sept ou huit ans environ, je l'ai identifiée à une jeune actrice française, Anne-Sophie Deval, que j'avais appréciée dans un téléfilm. J'ai alors appris qu'Anne-Sophie était décédée des suites d'un lymphome peu de temps auparavant. Pour lui rendre hommage j'ai souhaité lui dédier ce livre. Souhaitant en informer ses parents, voici la réponse poignante que j'ai reçue de leur part en retour :

Nous sommes très émus. Votre message était, déjà, très touchant. Votre roman nous a beaucoup plu. Vous avez, bien sûr, notre accord pour dédier à Anne-Sophie votre ouvrage. Nous vous en remercions. Merci également de citer l'association qui porte son nom. Vous en avez, forcément, compris l'objet. 

Mais, peut-être qu'Anne-Sophie vous a particulièrement inspiré. Tout au long de notre lecture, de nombreux "hasards" nous ont portés à le croire.

En effet, les descriptions que vous faîtes de Pauline sont étrangement proches de celles que nous faisions et que nous continuons à faire d'Anne-Sophie, tant physiquement ou intellectuellement que spirituellement.

Mais il est des choses que vous ne pouvez pas savoir, des éléments de votre roman qui ont une proximité avec elle : 
Anne-Sophie adorait votre Finistère où elle passait, avec ses grands-parents, des vacances sur le port de Lesconil... 
De l'âge de 1 an à 4 ans, Anne-Sophie a vécu à Strasbourg et se déclarait, bien volontiers, 

Alsacienne... 
Et si vous saviez comme le nom de Kersaint lui a été familier et nous est proche... 


Un fort moment d'émotion en découvrant ces lignes. Une résonance qui n'est pas un hasard. Si vous souhaitez faire connaissance avec Anne-Sophie, voici l'adresse du site qui lui est dédié : http://annesophiedeval.free.fr/Anne-Sophie.htm